par Carlo » 17 Oct 2010, 20:01
Bonjour,
Moi, une situation comme celle-ci me fait un peu peur.
J'imagine qu'en cas de contrôle, la CPAM vous "sucrera" les indemnités journalières sans préavis. Je n'ai pas la science infuse et le statut d'auto entrepreneur est si récent ...
La logique, et probablement, la législation et la jurisprudence, voudraient que vous adressiez votre avis d'arrêt de travail à la Sécu et au RSI ainsi que vos prolongations. Soit on est en arrêt de travail, soit on ne l'est pas. Vous êtes malade mais valide et à la maison, donc une activité intellectuelle vous semble possible. Et, si vous étiez à l'hôpital ou dans le coma ou ... Vous ne pourriez pas continuer. Et si votre état s'aggravait ?
Vous êtes un peu comme un "salarié à employeurs multiples" (il y en a beaucoup qui, pour avoir un revenu décent, cumulent les temps partiels et pas seulement les femmes de ménage). Vous adresseriez votre arrêt de travail à un employeur et pas aux autres ? Vous toucheriez x% de vos indemnités journalières de Sécu au prorata du nombre d'heures chez cet employeur ? LA CPAM découvrirait vite le pot-aux-roses et vous couperait tout.
Imaginons que votre pathologie dure longtemps, plus de trois ans et que ni vu ni connu (je n'y crois pas beaucoup), la Sécurité Sociale vous verse une pension d'invalidité. Soit. Mais si votre état de santé le nécessite, le RSI qui ne vous verserait peut-être rien au début de l'arrêt maladie, pourrait aussi vous verser une pension d'invalidité (idem jusqu'à la retraite). Là, vous vous refuseriez l'accès à ce droit !
Bon, autre aspect des choses: Vous avez par votre employeur un régime de prévoyance complémentaire. Lequel peut en principe, continuer de vous indemniser aussi au-delà de la rupture du contrat de travail et si invalidité, jusqu'à la retraite.
Plus d'IJ de la Sécu pour cause de sanction ? => Le régime de prévoyance COMPLEMENTAIRE coupera aussi ses prestations.
Mon propos n'est en rien moraliste, il s'efforce d'être réaliste. J'ai autrefois géré des centaines de dossiers d'arrêt de travail en prévoyance complémentaire et, même si vous vous sentez de bonne foi, vis-à-vis de la loi, c'est jouer avec le feu.
Cordialement..
PS: Indépendamment ce qui précède. Vous êtes en préavis de licenciement. Si nécessaire médicalement, faites vous prolonger par votre médecin au-delà de la fin de votre contrat de travail, la CPAM vous indemnisera directement et, envoyez ensuite à votre régime de prévoyance complémentaire de salarié (si vous en avez un, voyez votre service RH), vos décomptes d'indemnités journalières pour percevoir vous-même le complément. Pour le reste … je ne suis pas complice.
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