Depuis le 1er décembre 2010 (Décret n°2010-1306 du 29 octobre 2010, JO du 31 octobre 2010.), les indemnités journalières du RSI sont calculées de façon moins favorable.
Que cela ne vous rassure pas, les salariés connaissent la même peine.
Jusqu’à présent, en cas d’arrêt de travail pour maladie, accident, maternité, paternité, adoption, les indemnités journalières du RSI étaient calculées sur la base de 50% de 1/360 de 40 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
Désormais, elles le sont sur la base de 50% de 1/365 de 40 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
Vous me direz, un indépendant ne s’arrête jamais, ça a sa fierté, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce que ça change ce tout petit 5ème ? Si l’un (e) d’entre vous peut me conseiller un métier où on n’a jamais de maladie grave ni d’accident, je lui en serais éternellement reconnaissant et je dirigerai mes enfants vers cette branche.
Le montant des indemnités journalières des Travailleurs Non Salariés passe ainsi de 1/720 à 1/730 du revenu professionnel annuel moyen des 3 dernières années civiles.
Elles seront donc comprises entre :
- un minimum de 18,97 € par jour (contre 19,23 € auparavant)
- et un maximum de 47,42 € par jour (contre 48,08 € auparavant).
Les arrêts de travail encours au 1er décembre 2010 ne seront pas recalculés.
Ceci m’amène à vous dire que quand on se lance en indép’, il ne faut surtout pas négliger l’aspect prévoyance complémentaire de sa couverture sociale. Surtout pas ! On quitte un emploi salarié où on n’a jamais fait attention (heureusement souvent) à l’un de ses droits fondamentaux, le régime de prévoyance complémentaire suscrit par son employeur et sa convention collective.
Surtout, quand vous vous lancez, interrogez vous sur ce sujet et intégrez le dans votre business plan. Maintenir jusqu’à 100% de sa rémunération jusqu’à la retraite, si on a un grave accident ou une maladie, pendant 20 ou 30 ans, ça compte.
Il va falloir qu’enfin, je lance un sujet là-dessus.
Suis-je là pour faire peur ?
A chacun sa confiture. 

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